A propos de l'auteur

  • Laure

    Animatrice réseau du projet Magusine 2006-2007. "Son Altitude" a laissé un souvenir en harmonie avec son surnom, c’est à dire de très très haute volée...

Autres articles dans cette rubrique

Accueil du site / Magunews / MaguTour / Rencontre avec une femme libre et volontaire
Malika et moi sommes allées rendre une petite visite à Naïma, animatrice du projet Ufled [1].

Une grande salle en sous-sol où sont disposées des tables en forme de U. Autour, des femmes arabes voilées, quelques Roumaines au visage large. Au centre, Naïma, porte le voile, elle aussi. Nous assistons à la fin du cours de français. Naïma, énergique, enthousiaste, souriante ; les femmes, riantes, heureuses d’être là.

Nous suivons Naïma dans son bureau. Nous voulions l’écouter, l’entendre parler d’elle, d’Ufled, de ses cours, de ses élèves. Malika a enregistré, j’ai observé et posé des questions.

JPEG - 61.1 ko
Naïma (avec Ali de l’UDEP) quelques heures après la fin (imposée) de l’occupation de l’église NDI d’Anderlecht le 4 juillet 2006

Rien à dire, je suis admirative, un beau projet ! Un cours de français parlé destiné aux femmes en majorité arabe, une école des devoirs pour les enfants, des projets de conférences et d’activités sportives et créatives.

Et tout cela avec l’idée de défendre l’image d’une femme libre. Le port du voile est un des premiers combats mené par Naïma. On pourrait penser qu’une femme libre refuse de porter le voile et que tel est son combat. Mais dans ce cas, c’est le combat contraire, une femme libre peut aussi être une femme qui porte le voile, fièrement et par choix personnel ! Mais est-ce réellement si simple ? On tend à le penser lorsqu’on rencontre Naïma. Une femme libre à l’Ufled est par conséquent "une femme qui porte le foulard par conviction religieuse et non parce qu’on le lui impose, une femme qui n’est pas soumise à son mari". Bref, une femme qui veut être indépendante ! Les cours de français sont donc indispensables pour aider ces femmes à se débrouiller seules au quotidien, par exemple pour ne pas avoir besoin des enfants pour faire les courses.

L’enthousiasme de Naïma est communicatif ! Ah si nous avions eu des cours de néerlandais avec des professeurs aussi déterminés, ayant une telle envie de donner et d’enseigner, on serait tous bilingues pardi !

notes:

[1] Union des Femmes Libres pour l’égalité des droits

Répondre à cet article

Galerie audio