A propos de l'auteur

  • redac

    Le webmestre des projets Anima et moi-je de 1999 à 2003, année durant laquelle il concoctera le projet Magusine avec Gourou Stéphane. Il est directeur de l’association depuis 2004.

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Un étrange panneau “S44” vous accueille à l’entrée de l’Institut de Sociologie de Bruxelles. Par une analogie inquiétante, il me rappelle “S21”, le centre de torture de Pol Pot au Cambodge, tant et si bien que j’y pénètre toujours avec la certitude que je n’en sortirai qu’avec une balle dans la nuque.
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Shining Andréa
Un peu le Jack Nicholson de la sociologie belge ? En tous cas, cette facétie lui vaudra l’ édito de la semaine...

OK, C’est assez injuste. Comme notre interlocuteur le rappelle dans la petite séquence vidéo ci-dessous, la première chose qu’une dictature décrète lorsqu’elle prend le pouvoir, c’est bien la suppression des instituts de sociologie, par nature toujours jugés trop subversifs (à mon humble avis, ils ne méritent d’ailleurs pas tous un tel honneur, enfin bon).

Le 14è étage est réservé au GERME, le Groupe d’études sur l’Ethnicité, le Racisme, les Migrations et l’Exclusion. Nous avons rendez-vous avec Séverine Janssen, qui accompagne le projet Magusine depuis maintenant un an dans le cadre de notre projet européen EQUAL. Elle y apporte un regard extérieur tout en justesse sur l’expérience menée. Quand nous nous égarons dans le fossé , elle nous prend par la main et nous ramène sur le chemin... C’est pas beau cela ?
Et, puisque nous sommes là, notre intention est aussi de demander à Andréa Réa, le maître des lieux, ce qu’est au juste un sociologue et à quoi diable ce drôle de métier peut être utile à la société.

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Shining Séverine
Depuis février 2006, elle porte un oeil lumineux sur le projet Magusine.

Par chance, nous arrivons un peu tôt et nos deux rendez-vous sont encore tout englués dans quelque réunion. Je me tourne vers Malika et je lui dit :
—  “Hé ! Filmons un travelling d’enfer dans ce couloir de cauchemar !”
(les très “seventies” couloirs de l’institut sont particulièrement tristes et comme hantés par le fantôme de l’inspecteur Derrick).
Qui connaît notre camerawoman sait comment ses yeux verts pétillent de bonheur quand on lui propose une bonne idée (Si vous voulez un conseil, n’essayez jamais de vérifier ce qu’ils diffusent quand ils se remplissent de fureur).

On a volé une chaise à roulettes dans un bureau vide, et Malika s’est assise dedans avec la Sony. J’ai commencé à la pousser...“Roll roll rol !l”. C’était très amusant. On a fait du Stanley Kubrik du pauvre pendant bien vingt minutes. On a un peu effrayé les occupants de l’étage. Ils venaient nous trouver les uns après les autres pour nous demander ce que nous faisions là. Je répondais : “J’ai rendez-vous avec Andréa”. Ici, c’est un peu comme si vous disiez que vous aviez rendez-vous avec Dieu.

Trêve de plaisanteries. Revenons maintenant aux choses sérieuses avec la vidéo que voici :

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